Le nouveau réseau social Google+ : effet papillon ?

Tous les earlyadopters & addicts des réseaux sociaux sont déjà dessus ou on suivi l’ouverture de Google+, le réseau social du géant de Mountain View.

Véritable réseau social ?
Simple couche sociale sur les services Google ?

L’impact ne sera-t-il que « social » ou y aura-t-il un impact sur les autres services de Google ?


Infographie publiée par Santhosh S sur G+

Peut-être entendrons-nous prochainement certains SEO nous confier « Google+ m’a tuer » ?

Nous sommes bien loin de la théorie du chaos, mais l’effet papillon pourrait avoir des effets sur nos recherches

Lancé début juillet et réservé à quelques chanceux invités sur le réseau, Google+ propose la création de son réseau sous forme de cercles de connaissances. Intéressant et original, peut être plus pratique que les listes Facebook, le grand concurrent.
Même si l’on constate que la présentation est assez proche que celle de Facebook (mais pourquoi changer une architecture de l’information qui marche ?)

Affrontement des géants

La guerre des mondes virtuels est lancée avec Facebook, déjà en place ; et Google auquel il pouvait manquer cet aspect « communautaire ».

Bien sur, nous pourrions ajouter le « petit » dernier ; Twitter dans le web temps réel (avec 155 millions de tweets par jour et plus de 200 millions d’utilisateurs (chiffres Twitter)).

Mais, j’ai peur que ce « petit dernier » soit invité à sortir ses armes (notamment depuis hier avec la fin du contrat Google/Twitter) pour sortir du lot.
En effet, selon le communiqué de l’AFP : « Le groupe internet américain Google a annoncé mardi qu’il avait temporairement désactivé la fonction « en temps réel » de son moteur de recherche, en raison de l’expiration d’un contrat qui le liait depuis presque deux ans au service de microblogs Twitter. »

Au delà de la comparaison, j’aime le résumé de Charles Liebert (de LGS Consulting) :

  • Google+ = « Je + Eux » (avec un écosysteme pertinent pour gérer son identité & contenu numérique)
  • Facebook = « Nous » (& donc va croitre sur sa dynamique de plate forme de marque & de Media)
  • Twitter = « anonymous » (We are legion)

Alors, ce Google+ : ça vous inspire quoi de neuf ?

En règle générale, la perception a été plutôt positive.
(D’ailleurs, je vous invite à voir le très bon article de Christophe Lefevre sur Techtrends : « Les 5 raisons du futur succès de Google+« )
Après Buzz, mais surtout le flop Wave, Google était attendu. Et le RDV, plutôt réussi à en voir les publications diverses des premiers invités.

Une petite sélection des derniers tweets…

La popularité du #google dans Twitter montre cet engouement…
(voir le graph de twirus.com)

Peut être un nouveau flux migratoire en vue, selon le Journal du Geek : « 2 utilisateurs sur 3 de Facebook prêts à migrer vers Google+ ? »

Des infographies et animations fleurissent même sur ces réseaux montrant l’avancée de G+ face aux autres réseaux mondiaux.

Voici une petite sélection plutôt sympathique des visuels et animations gif qui circulent :

Bien au delà de ce premier effet kiss cool, force est de constater que Google nous prépare bien plus.

L’armée Google en ordre de bataille

Si l’on prend un peu de recul, nous observons que Google a (depuis bien longtemps) mis en place ses pions dans l’échiquier de l’uniformisation du web.

En quelques points :

Google : 1er moteur de recherche mondial (90% de PDM en France, N°1 au rang global des sites mondiaux selon Alexa)

L’apparition de Maps dans le résultat de vos recherches grâce à la géolocalisation de votre adresse IP
(par exemple, une petite recherche de « plombier » vous donne des résultats géolocalisés

Le volume d’utilisateur de ses services : Analytics par exemple, ou votre adresse email doit être « googlelisée » pour accéder aux précieuses statistiques. Vous êtes donc dans la base…

La campagne agressive pour recruter des annonceurs Adwords avec des milliers de courriers postaux envoyés avec un crédit de 75 €… Avec bien entendu, la création d’un compte pour disposer d’annonces

Plus récemment le +1 proposé sur les résultats de ses recherches sur le moteur, ainsi que la possibilité d’ajouter un +1 sur son site (sans compter les liens croisés vers Analytics annoncé par Google, voir l’article de Fred Zone)

Et bien sûr, sans compter les Blogger et Picassa (qui pourrait être renommés d’ailleurs), et même le navigateur Chrome qui explose à 20% de part de marché (selon une étude de StatCounter et reprises par le NouvelObs)

Toutes ces actions ne sont pas innocentes, mais pourraient véritablement rentrer dans une stratégie bien préparée sur un mode « lent et constructif ».

Le dernier outil, Google+, ne serait ainsi qu’une « couche » de communauté-web social-temps réel sur un ensemble d’outils, aujourd’hui incontournables.

Lorsque l’on met bout à bout ces différents services et « couches », toutes vos recherches pourraient devenir entièrement personnalisées, bien plus qu’avec une carte GMaps de votre quartier ou région.

Un référencement plus vraiment naturel

Le SEO va-t-il souffrir de ces probables changements ?

Je le pense. Chacun pourra avoir un résultat personnalisé en fonction, non seulement de son emplacement, mais aussi en fonction des +1 attribués par ses cercles d’amis.
Cette influence sera-t-elle uniquement sur ces cercles d’amis Google+ ou bien sur l’ensemble des utilisateurs du réseau ?

Quoi qu’il en soit, le référencement naturel devient délicat, tant les paramètres de l’algorithme évolue (Caféine en 2010, Panda en 2011)… et qu’il pourrait y avoir une influence « humaine », celle de vos contacts.

A suivre !

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