octobre6

Community manager : un métier « transparent » ?

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Le métier de Community Manager commence (enfin) à prendre ses lettres de noblesse, bien que la fonction en elle-même ne soit pas si récente que cela. Dès 1999 (voire même avant), les prémices du community manager apparaissaient avec les « animateurs réseau » (notamment sur les plate-formes d’affiliation ou certains sites de niche).

Aujourd’hui, avec l’avènement du participatif et du « social », cet animateur réseau devient un pivot dans une activité web.

marketing-personnel

Par analogie, un community manager est comme un administrateur réseau : quand tout roule, il est « transparent »…
Auprès de ses collègues néophytes : il glande !
Et ce n’est que lorsqu’il part ou lorsqu’il n’est pas là que son rôle est enfin dévoilé et reconnu !

Définir un community manager ?

En reprenant l’excellent article de Vanina Delobelle publié en mai 2008, voici une aperçu du poste :

  • La fonction de Community Manager peut parfois être associée à celle de Content Manager.
  • Il va modérer en interne les discussions et va les animer
  • Mais surtout, il va gérer les discussions qui se déroulent à l’extérieur
  • Le rôle du Community Manager c’est de développer la connaissance de la marque au sein des différentes communautés du web :
    – Poster des commentaires sur les blogs,
    – Créer une page Facebook,
    – Créer un groupe MySpace ou LinkedIn,
    – Créer du viral content sur YouTube ou Slideshare.

On y ajoutera la notion de « créateur de lien entre la marque et les utilisateurs » (précisé dans l’article de Sylvain Guégen, Community Manager : un métier en 3 dimensions)

A cela, on ajoutera une intervention plus récente de Rudy Turinay qui fournit un descriptif assez complet du profil :

Un bon Community Manager commence par dire « bonjour » 😉
Il est issu d’une formation structurante de type marketing, éditorial ou technique…
Il est autodidacte dans le monde du web 2.0, et étrenne une expérience de plusieurs années dans la « blogosphère »
Concilient et pertinent il recherche l’intérêt de sa communauté comme celui de son entreprise
Véritable plate forme d’inter-échanges profitables aux deux parties ils réalisent des remontées terrains pour améliorer le service
Le Community Manager est un ambassadeur de la marque, il agit donc en conséquence en véhiculant ses valeurs
Véritable leader d’opinion il a un impact fort sur sa communauté, sa viralité est de fait un atout majeur.
Il est CommunityInside !!
Un bon Community Manager en France, a une expérience probante aux Etats Unis
Il effectue un travail de veille en anglais
Se rend a des colloques pour partager son savoir faire et son savoir être
Créé des interactions avec le « off line » car la vie communautaire ne se résume pas au web (si 2.0 soit-il…)
Enfin, un Community Manager agit en nom propre et signe ses interventions 🙂

Excellent résumé de ce qu’est vraiment un community manager avec un point sur lequel il semble pertinent de travailler : « Concilient et pertinent il recherche l’intérêt de sa communauté comme celui de son entreprise ».
Il n’est pas commercial, bien que marketeur (mais attention, sans avoir « un vieux relent du marketing “à la papa”, façon Kotler et Publicitor édition 1988, celui du USP (Unique Selling Proposition) et du Spray & Pray », comme l’indique justement Cédric Deniaud dans son article Your social media strategy won’t save you)…

Au delà du fait qu’il doit parler et faire parler, il est veille également aux outils de communication à disposition : site web, supports de communication et est le pivot avec le service marketing.
Puis, il doit savoir écrire… avec la base du respect et de l’éducation : « bonjour » (ce que j’ai personnellement appris assez tôt !).

Par expérience, un bon community manager sait parler a sa communauté car il en connait le métier, le marché et ses contraintes ! Il fait une veille sur le métier (la veille représente entre 1/4 et 1/3 de son temps de travail).

Concrètement (et pour ma part), voici les traits de caractère d’un bon community manager :

  • Curieux de tout (veille)
  • Savoir écrire
  • Etre respectueux (autant des valeurs que de l’humain)
  • Etre à l’écoute et tolérant
  • Et… aimer ce qu’il fait !

Enfin, il faut savoir que le Community Manager n’est pas toujours bien « compris »… ne serait-ce que par l’interrogation suivante « Le recrutement d’un Community Manager est-il nécessaire ? » (merci à Patricia Gallot-Lavallée pour son intervention à techtoctv.com sur ce sujet).
Ce métier « nouveau » demande une énorme souplesse et une grande pédagogie pour expliquer le métier, souvent plus à l’intérieur de sa société qu’auprès de sa communauté. Les grandes compagnies l’ont compris… mais il reste du chemin.

Surprenant ?

mars10

Générer du business avec les réseaux sociaux

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Les réseaux sociaux peuvent-ils générer de la notoriété, de nouveaux prospects et plus généralement du business ?

C’est effectivement possible, sachant que l’utilisation d’un réseau social (notamment professionnel) va favoriser la « rencontre » de nouveaux interlocuteurs, de nouveaux contacts… Ces sites sont souvent utilisés comme source d’identification ou comme « catalyseur de business ».

telechargement_pdf_50Téléchargez la présentation PDF de l’atelier « Les réseaux sociaux professionnels online comme catalyseurs de business » (atelier présenté lors de Crealim à Limoges, en février 2009).

janvier7

Les réseaux sociaux B2B vont-ils disparaitre ?

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Début 2007, Viadeo (ex-Viaduc) annonçait son millionième membre (le 29 janvier, présenté dans l’article de ZDNet).
Un an plus tard, en novembre 2007, Facebook commence a intéresser les français avec 780 000 membres (source : Facebook ads repris dans cet article de novembre 2007)… avant de lancer son interface en français en mars 2008.

Aujourd’hui, janvier 2009, Viadeo annonce 3 millions de professionnels ; Facebook : 4 millions d’utilisateurs français sur 140 millions d’utilisateurs au total (info de Relax News publiée sur CCM)… soit près de 47 fois plus que le petit français.
Qu’en est-il du grand frère B2B LindekIn ?
31 millions de membres fin 2008 (source Wikipedia)… quand même 10 fois plus…
Et Xing ?
Fortement implanté en Allemagne (pays d’origine avec OpenBC) et en Espagne, le site revendique 6 millions de membres.

Outre cette différence, on peut admettre que Viadeo et LinkedIn aient une orientation B2B et FaceBook personnelle…
Comme le dit Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn : « MySpace, c’est le bar, Facebook, c’est le barbecue au fond du jardin, et LinkedIn, c’est le bureau. »

A l’usage, FaceBook devient tellement puissant que le B2B y vient.

Pour être sur ces 3 réseaux, je retrouve mes contacts professionnels les plus courants sur FaceBook avec un relationnel plus détendu et direct (notamment avec le suivi du statut ou le système de tchat simplissime).
Ainsi, sur Viadeo (membre premium… et oui !), le langage est plus « conventionnel » et pro… instaurant une distance avec l’interlocuteur ; et, on y retrouve de plus en plus de « prospecteurs » (commerciaux utilisant le vecteur pour vendre leurs produits)…
Concernant le recrutement, les réseaux B2B restent cependant les meilleurs vecteurs de recherche. A lire un intéressant article (publié il y a plus d’un an) : « Facebook : avantages et inconvénients dans le cadre d’une recherche d’emploi« … à méditer !

Enfin, concernant les modèles économiques, Viadéo tirait il y a un an 80% de ses revenus sur les abonnements Premium (voir source).

Aujourd’hui, les modèles développés par ces réseaux sont les suivants :
– La publicité ;
– Les abonnements (principe du Free-Mium) ;
– La publication d’offres d’emploi (réseaux B2B) ;
– Les services aux entreprises.

En voyant FaceBook et les autres réseaux étudiants et/ou B2C, et leurs modèles basés sur la gratuité (attention, rien n’est jamais gratuit dans la vie), on peut douter que le modèle d’abonnement reste bien solide.
On remarquera à ce propos que Copains d’avant(un des premiers sites orienté « social » français lancé par Benchmark Group) dispose de plus de en plus de services gratuits (auparavant limités aux comptes premium : Copain +).

On peut ainsi peut-être s’attendre à une ultra-spécialisation des réseaux B2B ou à des rapprochements (l’union fait la force). Quant à Facebook, rien n’empèche l’intégration de nouveaux modules relationnels B2B.

Et sans compter les autres réseaux sociaux majoritairement présents sur d’autres continents : Orkut (avec 50 millions d’utilisateurs annoncés par Google essentiellement basés en Amérique du Sud), Hi5 (comptant 80 millions de membres pour la plupart situés en Amérique Centrale), Xiaonei (avec 15 millions de membres à plus de 95% chinois) ou encore VKontakte (réseau social russe disposant de plus de 24.5 millions de membres)…
Et sans parler des sites de partages (un brin social) comme MySpace, Twitter…

L’avenir nous dira si les réseaux B2B survivront…

Voici la carte des réseaux sociaux mondiaux en novembre 2008.

Vous pouvez retrouver régulièrement la mise a jour de la carte sur le blog dédié Oxyweb.

Voir les sites :