Le métier de Community Manager commence (enfin) à prendre ses lettres de noblesse, bien que la fonction en elle-même ne soit pas si récente que cela. Dès 1999 (voire même avant), les prémices du community manager apparaissaient avec les “animateurs réseau” (notamment sur les plate-formes d’affiliation ou certains sites de niche).

Aujourd’hui, avec l’avènement du participatif et du “social”, cet animateur réseau devient un pivot dans une activité web.

marketing-personnel

Par analogie, un community manager est comme un administrateur réseau : quand tout roule, il est “transparent”…
Auprès de ses collègues néophytes : il glande !
Et ce n’est que lorsqu’il part ou lorsqu’il n’est pas là que son rôle est enfin dévoilé et reconnu !

Définir un community manager ?

En reprenant l’excellent article de Vanina Delobelle publié en mai 2008, voici une aperçu du poste :

  • La fonction de Community Manager peut parfois être associée à celle de Content Manager.
  • Il va modérer en interne les discussions et va les animer
  • Mais surtout, il va gérer les discussions qui se déroulent à l’extérieur
  • Le rôle du Community Manager c’est de développer la connaissance de la marque au sein des différentes communautés du web :
    – Poster des commentaires sur les blogs,
    – Créer une page Facebook,
    – Créer un groupe MySpace ou LinkedIn,
    – Créer du viral content sur YouTube ou Slideshare.

On y ajoutera la notion de “créateur de lien entre la marque et les utilisateurs” (précisé dans l’article de Sylvain Guégen, Community Manager : un métier en 3 dimensions)

A cela, on ajoutera une intervention plus récente de Rudy Turinay qui fournit un descriptif assez complet du profil :

Un bon Community Manager commence par dire “bonjour” 😉
Il est issu d’une formation structurante de type marketing, éditorial ou technique…
Il est autodidacte dans le monde du web 2.0, et étrenne une expérience de plusieurs années dans la “blogosphère”
Concilient et pertinent il recherche l’intérêt de sa communauté comme celui de son entreprise
Véritable plate forme d’inter-échanges profitables aux deux parties ils réalisent des remontées terrains pour améliorer le service
Le Community Manager est un ambassadeur de la marque, il agit donc en conséquence en véhiculant ses valeurs
Véritable leader d’opinion il a un impact fort sur sa communauté, sa viralité est de fait un atout majeur.
Il est CommunityInside !!
Un bon Community Manager en France, a une expérience probante aux Etats Unis
Il effectue un travail de veille en anglais
Se rend a des colloques pour partager son savoir faire et son savoir être
Créé des interactions avec le “off line” car la vie communautaire ne se résume pas au web (si 2.0 soit-il…)
Enfin, un Community Manager agit en nom propre et signe ses interventions 🙂

Excellent résumé de ce qu’est vraiment un community manager avec un point sur lequel il semble pertinent de travailler : “Concilient et pertinent il recherche l’intérêt de sa communauté comme celui de son entreprise”.
Il n’est pas commercial, bien que marketeur (mais attention, sans avoir “un vieux relent du marketing “à la papa”, façon Kotler et Publicitor édition 1988, celui du USP (Unique Selling Proposition) et du Spray & Pray”, comme l’indique justement Cédric Deniaud dans son article Your social media strategy won’t save you)…

Au delà du fait qu’il doit parler et faire parler, il est veille également aux outils de communication à disposition : site web, supports de communication et est le pivot avec le service marketing.
Puis, il doit savoir écrire… avec la base du respect et de l’éducation : “bonjour” (ce que j’ai personnellement appris assez tôt !).

Par expérience, un bon community manager sait parler a sa communauté car il en connait le métier, le marché et ses contraintes ! Il fait une veille sur le métier (la veille représente entre 1/4 et 1/3 de son temps de travail).

Concrètement (et pour ma part), voici les traits de caractère d’un bon community manager :

  • Curieux de tout (veille)
  • Savoir écrire
  • Etre respectueux (autant des valeurs que de l’humain)
  • Etre à l’écoute et tolérant
  • Et… aimer ce qu’il fait !

Enfin, il faut savoir que le Community Manager n’est pas toujours bien “compris”… ne serait-ce que par l’interrogation suivante “Le recrutement d’un Community Manager est-il nécessaire ?” (merci à Patricia Gallot-Lavallée pour son intervention à techtoctv.com sur ce sujet).
Ce métier “nouveau” demande une énorme souplesse et une grande pédagogie pour expliquer le métier, souvent plus à l’intérieur de sa société qu’auprès de sa communauté. Les grandes compagnies l’ont compris… mais il reste du chemin.

Surprenant ?

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